Le château Lapinesse

Ce domaine bordelais implanté à Barsac produit depuis plusieurs générations du Sauternes et des vins des Graves dont la réputation n'est plus à faire.
La majeure partie du vignoble de ce domaine familial bénéficie du microclimat offert par la confluence entre les eaux froides du Ciron et les eaux chaudes de la Garonne, créant un brouillard matinal typique que seuls les rayons du soleil d'Aquitaine parviennent à pénétrer. Ce terroir d'exception offre minéralité et acidité aux vins qui s'y développent pour votre plus grand plaisir.

Aux origines des vins de Bordeaux


On aurait tendance à l'oublier, mais ce n'est que depuis peu que le Bordelais s'est mis à produire en majorité du vin rouge. Il suffit pour cela de remonter aux années 1970, époque à laquelle les vins blancs représentaient pas moins de 60% de la production régionale (contre 11% aujourd'hui) ! Changement de mode certes, mais aussi révolution pour une région réputée pour ses vins blancs depuis l'Antiquité. Les Romains déjà avaient su apprécier la qualité des sols de cette région viticoles en devenir. À leur suite, l'Église et les monastères ont su préserver le savoir-faire et perpétuer la production de vins blancs très utiles pour les cérémonies du culte, d'autant qu'à la différence du rouge, le vin blanc ne tâche pas la chasuble.
En réalité, le Bordelais aurait pu rester une région somme toute très similaire au reste des vignobles français sans l'un des divorces parmi les plus lourds de conséquences de toute l'époque médiévale. En 1152, Louis VII de France obtient finalement de la papauté l'autorisation de se séparer de sa tumultueuse épouse qui par une ironie préméditée, épouse dès 1152 le prince d'Angleterre et rival absolu de Louis. Aliénor d'Aquitaine vient ainsi de sceller le sort de son duché et du bordelais pour les trois siècles à venir. Le rattachement de cette région aux possessions personnelles des Plantagenêts fut en effet extrêmement favorable pour la région qui vit soudainement exploser la demande en vin depuis les îles britanniques. Cette dernière est telle que les vignes du bordelais s'étendent jusqu'en Dordogne et dans le Lot ! Mais si Aliénor d'Aquitaine entraîne malgré elle la richesse de la région, elle en provoque tout autant la chute lors de la victoire française sur les Anglais au cours de la guerre de Cent Ans. L'année 1453, et la bataille de Castillon ont raison du dernier fief Anglais, interrompant les flux commerciaux bordelais désormais soupçonnés de sympathie anglaise.Et comme l'Histoire aime se répéter, le phénomène se reproduit avec les Hollandais, qui développent à leur tour les vignes et leur commerce dans la région avant le blocus continental imposé par Napoléon Ier.



Quid du château Lapinesse


On l'oublierait presque, mais le bordelais est également le fief de la plus grande forêt artificielle d'Europe, bâtie sur les anciens marécages des Landes que les ingénieurs hollandais eux-mêmes n'avaient pu vaincre avant Napoléon III. À l'origine, La Pinesse n'était que "La Pièce", une petite parcelle de terre située dans ce qui allait devenir la forêt des Landes. Cette construction artificielle de bois et de racines a réalisé l'exploit de stabiliser les dunes de sable poussées par les vents de l'Atlantique, améliorant ainsi les conditions de travail du monde agricole bordelais. Aujourd'hui, c'est le Sauternes qui, le premier, profite de cette barrière naturelle, un vin magique et unique créé par l'homme, le terroir et la nature. C'est ce même trio qui allie ses forces dans les vignes du château Lapinesse pour élaborer de grands vins au subtil équilibre entre minéralité et acidité.
La grande majorité du parcellaire du château Lapinesse se situe dans l'AOC Barsac et bénéfice ainsi du microclimat qui lui est propre. Les vignes du château sont situées entre les eaux froides du Ciron et la Garonne qui forment à leur rencontre des brouillards matinaux bloqués par la forêt de pins. Cette humidité en suspension et dissipée par le soleil d'Aquitaine en fin de matinée, est particulièrement propice au développement de la pourriture noble.