Le domaine de la Monette

Ce vignoble de 10 hectares implanté au beau milieu de la Bourgogne est tenu par un couple de passionnés atypiques. Roelof et Marlon Ligtmans-Steinesont, ont décidé de quitter leurs Pays-Bas natal en 2007 et de redémarrer la production de Mercurey sur ce domaine en voie d'abandon.
Le talent de ce couple venu de Hollande ne se dément pas d'année en année. Leurs efforts se sont vu récompensés par une certification bio en 2013, mais aussi par des distinctions régulières dans les plus grands guides tels que Bettane & Desseauve ou la Revue du Vin de France.

La petite renaissance du domaine de la Monette


La renaissance du domaine de la Monette est le fruit d'un coup de foudre entre un couple de Néerlandais et le Mâconnais. En janvier 2007, Roelof et Marlon Ligtmans-Steinesont décident d'acheter ce domaine et d'y relancer la production de Mercurey qui s'était presque arrêtée. Après avoir emménagé, ils intègrent le lycée viticole de Beaune et se forment à leur futur métier, notamment par des stages à répétition au sein de domaines de la région.
Plus que de simplement relancer la production, ces deux passionnés de vin se sont fixés pour objectif de produire un vin le plus naturel possible et ils mettent tout en œuvre pour y parvenir. La réduction drastique des traitements, la revitalisation des sols et la vinification non interventionniste ne sont qu'une infime partie de ce travail quotidiennement déployé dans cet objectif. Et c'est tout naturellement que le couple s'est tourné vers l'agriculture bio en 2013.



Le vin au naturel à l'épreuve du climat


Néanmoins, il est parfois très difficile de se tenir à ce cahier des charges très exigeant. Si la viticulture à grande échelle a un jour commencé à déployer son armada d'intrants chimiques, cela n'était pas pour le plaisir de dénaturer les sols, mais afin de répondre à des conditions extrêmement hostiles. L'année 2016 a été extrêmement révélatrice pour le domaine de la Monette et a mis à rude épreuve ses méthodes de travail. Cette année-là, les pluies sont quasi ininterrompues pendant 4 mois, favorisant le développement des herbes folles mais aussi et surtout d'un vieil ennemi de la vigne, le mildiou. De mai à juin, c'est un véritable combat que se sont livré nature sauvage et vigneron, et le bio aurait bien pu céder face à la pression des éléments si ce n'était sans l'acharnement et la technicité déployés par Roelof et Marlon. Mieux encore, tous ces efforts se sont finalement vus récompensés par le très bon état sanitaire des parcelles épargnées de fait par les gelées printanières mais aussi et surtout par la qualité des vendanges.



Revitaliser les vignes oubliées


Après toutes ces épreuves, l'année 2017 s'avère bien plus favorable pour le domaine qui étend son vignoble de 6 à 10 hectares tout en conservant sa certification bio ! Néanmoins, les 4 nouveaux hectares demandent énormément de travail, malmenés et abandonnés qu'ils ont été par le passé. Tout cela aurait pu s'arrêter là, mais le couple en quête de nouvelles parcelles à restaurer décide d'ajouter à sa collection deux nouvelles parcelles "oubliées" cette fois-ci en aligoté et en pinot noir. Une fois n'est pas coutume, ils inaugurent même en encépageant eux-mêmes quelques ares en chardonnay !
En quelques années Roelof et Marlon ont su démontrer aux plus sceptiques que la viticulture était aussi et surtout affaire de passion et qu'il n'en fallait pas plus, la technique étant après tout, une affaire de patience. Voilà à coup sûr une jeune maison à suivre de très près !