Le Domaine Saint Nicolas

Le Domaine Saint Nicolas est un domaine atypique entre terre et mer dans le tout dernier terroir viticole de la Vallée de la Loire : bienvenue dans les Fiefs Vendéens où marais salant et vignes se tutoient.
C'est dans ce vignoble ultra confidentiel qui ne compte que 18 vignerons que la famille Michon cultive ses 40 hectares de vignes en suivant les principes de la viticulture biodynamique.
Ce sont aujourd'hui Thierry Michon et ses deux fils, Antoine et Mickaël, qui déploient tout leur savoir-faire pour élaborer ces vins marins pas comme les autres !

Mais qu'est ce donc que le vignoble de la Vallée de la Loire ?


Drôle de région viticole que celle de la Vallée de la Loire et une belle originalité pour ce vignoble qui suit le cours de l'un des plus turbulents fleuves d'Europe. Il n'y a guère que le Rhône pour disputer à la Loire ce privilège, mais quel fleuve ! De sa naissance secrète dans le Massif Central jusqu'à l'industrieuse Saint-Nazaire en passant par la vallée des rois français, ce fleuve marque de son empreinte tout le paysage de notre pays. Mieux encore, il symbolise cette frontière parfois si ténue entre langue d'oc et langue d'oïl. Et si la Loire évoque immédiatement dans nos esprits les châteaux de la Renaissance, son cours ne s'y interrompt pas pour autant, et c'est bien jusque dans l'Atlantique que sont finalement charriés les sédiments arrachés par ses flots. Et ce qui est vrai pour le fleuve l'est tout autant pour le vignoble.

Si le cœur de ce dernier repose bel et bien en Anjou et en Touraine, il ne fait bien souvent que masquer une réalité ô combien plus diverse et complexe. Après tout, d'une pointe à l'autre cet interminable vignoble s'étend sur 960 kilomètres, soit à peu de chose près, la quasi-totalité du parcours des 1 000 km de la Loire elle-même. Au total, la Vallée de la Loire traverse pas moins de 5 régions et 13 départements pour au moins 50 appellations ! Pas étonnant d'y perdre ses repères. Et en géographie comme dans la vie, c'est bien souvent des derniers dont on entend le moins parler, et pas forcément à juste titre !



Le vignoble des Fiefs Vendéens


Vous l'aurez constaté, il est bien rare d'entendre parler de vins de la Vallée de la Loire une fois le pays nantais et ses muscadets traversés. Et pourtant, c'est après ce terroir, légèrement au sud du cours du fleuve qu'apparaissent les premières vignes des Fiefs Vendéens. Ce vignoble ultra confidentiel qui ne compte que 18 vignerons est implanté en bordure du Massif armoricain. Et rien de nouveau en ce qui concerne la culture de la vigne ici : les premières traces apparaissent dès l'époque médiévale et Richelieu lui-même s'impose en promoteur de ces vins qu'il apprécie beaucoup. Il faut dire que ces vins possèdent une particularité bien à eux directement héritée de leur implantation.

Mais après tout, qu'ont de plus ces vignes situées entre mer et marais salants, bercées par un climat océanique et le souffle des embruns ?



Aux origines du Domaine Saint-Nicolas


C'est dans ce décor que s'est implanté Patrice Michon en 1960. Il débute son exploitation avec quelques ares de vignes dans un terroir où la crise du phylloxéra a emporté 95% des vignes au début du XXe siècle. En ce début des années 1960, tout est à refaire dans les Fiefs Vendéens. Les vignes hybrides surproductrices de 1910 ont heureusement laissé place à des cépages autochtones, mais ce terroir reste largement à explorer. Depuis, le domaine n'a eu de cesse de se transmettre de père en fils. Aujourd'hui, les quelques ares de vignes ont laissé place à un vignoble de 40 ha, pensé et abordé par ses vignerons comme un tout et la culture biodynamique y règne en maître absolu depuis 1995.
Au domaine Saint-Nicolas rien n'est éternel, tout est en constant changement comme en témoignent les vignes dont les plus anciennes ont 40 ans et les plus jeunes viennent tout juste d'être plantées. La valorisation des sols est au cœur du projet de la famille Michon qui vit au rythme de ses vignes. De la vendange à l'élevage, tout est fait pour qu'à chaque instant le vin trouve naturellement les meilleures conditions pour exprimer tout son potentiel, car après tout, le vigneron n'est jamais là que pour observer le travail de la nature.

En résulte des vins atypiques, parfois surprenants par leurs notes iodées mais aussi et surtout une certitude : celle que les Fiefs Vendéens ne font que commencer à dévoiler leur vrai potentiel sous la main de tels vignerons.